Depuis des années, voire des décennies, je vois l’Éducation, avec un grand É, différemment de bien des gens. J’ai persévéré pour obtenir mon brevet d’enseignante car c’est ce que je désirais faire, même beaucoup d’éléments de ma formation universitaire me semblaient inutiles, impertinents, très théoriques, avec peu de concret…

J’ai poursuivi pour avoir ce fameux papier qui me permettrait d’aller sur le marché du travail, gagner ma vie comme on me l’a si bien enseigné. Je croyais à ce moment que la vie c’était ça: étudier, devenir indépendante financièrement, fonder une famille, avoir une maison avec toutes les responsabilités que ça implique…

Avec le recul, je m’aperçois que je me suis leurrée pas à peu près! À quel point ce mode de vie ne collait pas à qui je suis profondément, à mon essence profonde, c’est aberrant!

Donc par amour pour l’Éducation, par amour pour les jeunes, parce que j’avais un papier pour lequel j’avais investi du temps, et avec mes parents de l’argent, j’ai fait mon entrée dans le monde de l’enseignement avec une grande insécurité, de grands défis au niveau de la « gestion de classe » à en croire le feedback que j’avais eu lors de mon dernier stage et aucune idée de ce qu’était mon identité d’enseignante.

En fait, je connaissais mon identité, mais cette celle-ci ne répondait pas vraiment aux exigences de ce système qui crée des jeunes adolescents désabusés et déresponsabilisés par rapport à leurs apprentissages et éventuellement leur vie, tellement ils se sont fait dire ce qui était bon ou mal, ce qu’ils devaient faire à la minute près, les connaissances qu’ils devaient avoir, même s’ils n’en ont aucun intérêt…

Je pourrais continuer encore longtemps!

Étant empathe, je ressentais le désintérêt de mes élèves et j’avais à coeur de leur offrir des cours qui sortent de l’ordinaire, j’intégrais les technologies pour leur permettre de choisir des sujets qui les intéressent ou de présenter leurs apprentissages différemment. Ayant plusieurs groupes de plusieurs matières, donc entre 3 et 6 planifications à faire selon les années, cela représentait beaucoup de travail et d’énergie pour la jeune enseignante que j’étais.

Je voyais les profs d’expérience reprendre le même matériel pour tous leurs groupes pour LA matière qu’ils enseignaient et ce clash était aberrant!

De plus, je me sentais un brin extra-terrestre lors des réunions et avec mes relations avec certaines réalités du monde scolaire: moi qui adore l’humain, je ne collais pas à certaines lois et règles, écrites et non-écrites qui étaient véhiculées dans les murs des établissements scolaires dans lesquels j’ai travaillé…

C’est entre autres pour cette raison que j’ai choisi de ne pas retourner en enseignement lorsque la vie aurait pu me ramener vers cette voie.

Ça, ET parce que je sens qu’on oublie l’essentiel en éducation: que nous sommes des humains avec nos flaws et nos forces (et non des figures d’autorités) qui soutenons, guidons, accompagnons des humains dans les années les plus importantes de leur vie alors qu’ils sont encore en plein développement de leur cerveau (qui continue jusqu’à genre 25 ans en passant si on ne le stimule pas par la suite!)

Ce qui m’amène à conclure que:

Nous nous sommes déconnectés de notre humanité

La semaine dernière, j’ai relancé le live de la semaine qui se tiendra au moment qui conviendra et lors duquel j’oserai partager mon point de vue intéressant, ma vision, mes prises de conscience sur cette fameuse Éducation qui est, comme Mandela l’a si bien dit:

L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde

Catégories : éducation

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